Emprunter un fragment d’Océan
Maîtrise d’ouvrage
EDF, Centre d’ingénierie hydraulique
Equipe
Itinérance
Mission
Etude paysagère
Calendrier
2024
Etude d'impact d'un projet hydro-électrique sur l'Île de la Réunion
Le projet hydro-électrique piloté par EDF, vise à stocker de l’énergie produite par les sources renouvelables en pompant de l’eau de mer vers un bassin supérieur et en la turbinant ensuite pour produire de l’électricité en période de forte demande. C’est un dispositif novateur, le premier en France qui utiliserait de l’eau de mer comme fluide de stockage.
L’implantation d’un ouvrage de cette ampleur, situé à la Réunion, soulève des tensions multiples dans un paysage en forte transformation, donnant naissance à des tiers-espaces, symptômes d’une mutation vers une péri-urbanité.
Le projet croise 3 grands enjeux en raison de son implantation :
– écologiques, liés à la préservation des milieux naturels sensibles et aux espèces invasives présentes sur site (choka vert, cassis).
– topographiques et géologiques, en lien avec l’histoire volcanique du site, marqué par un ancien cône adventif aujourd’hui à peine perceptible.
– de perception, car l’ouvrage, bien que partiellement dissimulé par le relief, reste visible depuis des espaces privés.
C’est dans un objectif de soin, entre le monumental, considérant la délicatesse du site, et l’échelle intime que l’étude tente de tisser des fils avec les outils dont dipose ce site complexe. Une réponse en contexte insulaire, aride, montagneux, mais aussi océanique écarte de fait certains leviers habituels dans le paysage.
/// ! \\\ La publication est restreinte afin de respecter la confidentialité du projet.
Les falaises littorales de la Montagne
lLes pentes habitées de la Montagne
Les pentes boisées de la Montagne
La Plaine d'Affouches
Une profusion végétale accentuée par les plantes invasives
Les ravines offrent des coins frais précieux en apportant un contraste d’ambiance
Des chemins littoraux historiques qui ouvrent transversalement la planèze
Les crêtes rocheuses structurent le site en offrant un rare surplomb qui permet la lisibilité du paysage
Des interfaces agricoles qui agrègent l’espace habité et zones naturelles depuis les chemins
Des points d’entrée à la savane refermés et « semi-privés » donc peu engageants car ambivalents bien que charmants
Peu de lisibilité des promenades qui participent à l’aspect « terrain vague »
De l’habitat neuf qui s’écarte aujourd’hui du vocabulaire plus vernaculaires des maisons existantes
Des chemins à travers bois à l’atmosphère riche signent une arrivée piétonne lisible et singulière sur le site
